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noyoco est le premier vestiaire éco-responsable et mixte

De belles matières bio ou upcyclées venues d'Italie et du Portugal, des productions européennes pour une qualité durable.

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Wed, Jul 25, 18

Les boutons Corozo, kezako?


Et si l’ivoire pouvait aussi être végétal?

Pour ceux d’entre vous qui ne savent pas encore de quoi il s’agit, vous êtes tombés au bon endroit. Aujourd’hui, la tendance est à l'éco responsabilité et beaucoup de secteurs se mettent à chercher et re-trouver des alternatives de production plus respectueuses de l’environnement. Depuis un siècle environ déjà, le corozo, ivoire végétal, ou encore tagua a été utilisé pour la confection de boutons de veste et de chemises.

 

Ok, mais ça vient d’où?

Bonne question! Contrairement à son homologue d’origine animale, le corozo nous vient directement des palmiers Sud-américains qui poussent à une altitude comprise entre 600m et 1200m d’altitude. Ceux-ci donnent des fruits dont la chaire intérieure devient en séchant très dure et très semblable à la texture de l’ivoire.
Les principaux producteurs du tagua se trouvent en Equateur, Colombie et au Pérou. Pour vous donner une idée de son impact environnemental, un palmier peut produire en un an autant d’ivoire qu’un éléphant en une vie. On parle alors d’une vingtaine de kilos par défense.

 

 

Pour la petite histoire…

C’est en 1798 que nous parviennent pour la première fois les échos de cet “ivoire” si particulier. Les conquistadors Espagnols Ruiz et Pavon reviennent de la jungle péruvienne et ce sont les premiers à décrire le corozo et son utilité dans le façonnement d’objets divers et variés.


Il sera découvert par la suite qu’il existe au moins huit espèces différentes de palmiers aussi appelés, “éléphants végétaux”, capables de fournir ce précieux fruit.

 

 

Une découverte qui voyagera jusqu’en Europe…

Les Allemands, vers la fin du XXème siècle, sont les premiers à importer le corozo en Europe. Cependant, riches de leur découverte, ils ne tiennent pas à faire partager l’origine et les secrets de fabrication ce cette nouvelle matière.
Beaucoup sont les artisans qui ont cherché à percer le mystère derrière cet ivoire végétal mais ce n’est qu’après l’ouverture du canal de Panama en 1914, que des espions ont pu remonter jusqu’à la source du secret commercial permettant ainsi de démentir les rumeurs indiquant que la tagua proviendrait d’Afrique.

Une fois révélé au grand jour dans toute sa splendeur, le corozo est embarqué depuis les ports de Guayaquil et d’Esmeraldas en Equateur, pour se rendre en Europe dans des pays tels que l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, la Tchécoslovaquie et la France. Par la suite il croisera la frontière mexicaine pour s’exporter aux Etats-Unis.


Un cycle qui dure encore aujourd’hui…

On peut donc remercier les Allemands qui nous ont permis de découvrir une telle alternative. Ils font partie des premiers à s’être intéressés et à commercialiser cette matière moins cruelle envers les animaux.


Au cours du XXème siècle, ce business qui semblait florissant connaît un déclin inattendu. Bien que l’armée américaine ait décidé de s’équiper de boutons en ivoire végétal, la Seconde Guerre mondiale porte un coup fatal à ce commerce. En effet, l’histoire nous a montré que le plastique a vite pris le dessus après l’apparition du caoutchouc.


Ce n’est qu’en 1968, que grâce à quelques associations comme Robin des Bois en France, que l’ivoire végétal refait surface en Europe. En effet, même si une production européenne existait déjà, elle n’était pas suffisante. De plus, la tagua est également une source de développement économique et social dans certains pays d’Amérique du Sud et aujourd’hui encore, les boutons corozo restent une meilleure alternative, végétale et éco responsable, en terme de rendu final


Un produit végétal, éthique, précieux…

Si par curiosité vous voulez savoir où l’on peut également trouver du corozo, on vous donne la réponse. Cette matière est non seulement utilisée dans la mode à travers la fabrication de boutons divers, mais également pour la fabrication d’objets décoratifs et du quotidien, de bijoux etc.


Il existe donc de multiples avantages à l’utilisation de l’ivoire végétal. En plus d’être non toxique, c’est également un produit 100% naturel. Il s’inscrit aussi dans une démarche équitable en permettant aux récoltants locaux de percevoir un revenu issu de l’exploitation raisonnée de la forêt, qui ralentit également la déforestation.


L’ivoire naturel est aussi esthétique et durable que l’ivoire d’origine animale. C’est pourquoi, nous n’hésitons pas à utiliser cette matière dans nos confections.

 

 

 

Sources :