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Les boutons de nacre en détail

Parce-que derrière chaque article textile se cache un secret de fabrication ou un détail qui le rend unique, on a décidé de vous parler des boutons de nacre.

Les origines

Avant de les retrouver sur nos chemises, les boutons de nacre ont déjà eu une longue vie.

Faisons un tour dans l’histoire. Il y a très longtemps, la nacre était récupéré sur les côtes de l’Australie et des îles méridionales du Pacifique. Ce sont alors les huîtres perlières qui nous fournissaient cette matière. La pêche de ces bivalves avait lieu au printemps, depuis le commencement du mois de mars jusqu’à la fin de mai. À l’époque la pêche à l’huître était faite en apnée et tous les plongeurs étaient enduits d’huile et coulés à l’aide de pierre. Et oui, il fallait vraiment mériter ce beau matériau.

Une fois récolté le précieux contenu de l’huître était acheminé jusqu’en Europe. Il était alors transformé en divers objets et notamment en boutons pour l’industrie textile.

Les étapes avant le produit fini

Aujourd’hui le coquillage le plus utilisé en boutonnerie, le caledo, est pêché en Nouvelle-Calédonie. Après avoir été sorties de l’eau, les huîtres sont transportées jusqu’au Havre ou  Rouen. Elles sont ensuite apportées à l’usine où elles sont triées par taille et découpées pour en extraire la nacre sous forme de rondelles. Ce travail délicat nécessite beaucoup de savoir-faire à cause de la fragilité de la surface.

Les rondelles forment ainsi la base nacrée sur laquelle les machines et les artistes vont ensuite sculpter et découper la forme finale. Ce processus est fait soit de manière artisanale, soit de manière industrielle.

Focus sur la production française

Depuis près de 300 ans, la nacre est utilisée par les produits de luxe, dont la production ne devait pas être loin de la capitale. A partir du XVIIe siècle, les agriculteurs exercent la tabletterie assurant ainsi le commencement d’une ère nouvelle. Au XXème siècle à Méru, avec l'industrialisation, la région devient le plus grand centre européen de fabrication de boutons de nacre.

Non seulement les usines fournissent le territoire français en boutons de nacre mais elles exportent aussi à l’étranger. Ainsi se crée l’empire français du bouton de nacre. Dans les années 20, plus 10 000 personnes travaillent dans cette industrie florissante.

La nacre dans la mode

Suite à l’industrialisation dans les divers domaines de production, notamment dans le vêtement et les accessoires, toutes les classes sociales jettent leur dévolu sur la mode. Celle-ci devient un phénomène de société engendré par la production à grande échelle d’objets de toute sorte. Grâce à ça, les prix baissent et deviennent accessibles au plus grand nombre. Les boutons en profitent aussi pour être remis au goût du jour que ce soit pour les tenues masculines ou les tenues féminines. L’industrialisation de la boutonnerie est mise en avant par le biais des expositions universelles et le développement des grands magasins.

Apparaissent alors les grandes maisons de production telles que Mercier, Cléret ou encore d’Albert-Parent. Balzac dira même que le bouton deviendra le levier pour passer entre le “demi-monde” et le monde”. Porter des boutons en nacre pouvait vous permettre d’accéder aux sphères de la bourgeoisie. Les accessoires qui aujourd’hui nous paraissent anodins portaient, à l’époque, des messages importants.

Le détail qui fait la différence

Chez noyoco non seulement on a la volonté de vous proposer des produits naturels et éco-responsables mais on souhaite aussi que chaque détail fasse la différence. Le plastique présent dans la plupart des boutons industriels est issu du pétrole. Or dans une planète qui étouffe chaque jour de plus en plus et dont les réserves s’amenuisent, il faut parfois changer ses habitudes. C’est pourquoi toutes nos chemises portent des boutons de nacre. Encore mieux que le plastique, c’est la touche naturelle qui réhausse votre tenue. Et cette fois, vous n’avez pas à aller la chercher au fond de la mer.